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13 November 2014
Sud express !

Rien ne semble l’arrêter. Une véritable fusée ! Stéphane sur IXBlue-BRS n’a peur de rien sur cette Route du Rhum –surtout depuis le début de son option sud au large des côtes du Portugal ! Depuis lundi le petit curseur jaune de la cartographie ne cesse de frétiller vers le haut et veut aller chercher cette fameuse 5e place en délogeant Pierre Brasseur sur Matouba !

Une option qui paye = une remontée fulgurante
Sud, plus sud que les autres et encore plus à l’est. Voilà l’option que Stéphane a prise depuis sa descente le long des côtes portugaises au risque de se perdre plus bas dans le classement 12 novembre 16hclassement.

Mais c’est gagné ! Depuis lundi Stéphane à repris 3 places ! Il se retrouve en 6e position, tout près de Pierre Brasseur sur Matouba, à slalomer entre les grains pour essayer de le prendre de vitesse et laisser Fabrice Amédéo (7e à 30 nm derrière lui) et Miranda Merron (8e à 45 nm) le plus loin possible. Cela lui permet de faire les plus longues distances en 24h des Class40 (256 milles nautiques en 24h ce mercredi).

Mais rien de mieux que les propres mots du Skipper pour expliquer son option : Petit retour en arrière – pourquoi ce décalage sud ?

"N’ayant plus de Solent (voile d’avant pour le près), je souffrais à l’approche du talweg (creux barométrique dans la dépression = variation brusque, rafales de vent) le 4ème jour, nous étions au près dans un vent medium. J’ai décidé d’utiliser le gennaker (voile pour le près et le travers près par vent modéré), ainsi j’allais plus vite mais aussi plus bas. En suivant la route de mes concurrents je n’avais aucune chance avec ma trinquette (voile d’avant pour le vent plus fort), a fortiori car les 4 premiers ont des bateaux très rapides. Le passage de Madère a failli me coûter très cher, j’ai un peu abusé au sud et je me suis rapproché dangereusement de la zone de vent faible. J’y ai laissé des plumes mais je suis passé ! Je me rappellerai longtemps de cette nuit avec un vent de sud, pas tout à fait ce que j’attendais !"

"Ensuite, j’ai vu que l’anticyclone des Açores se déplaçant vers l’est, le risque était grand de me retrouver bloqué en route directe. En revanche, il y avait nettement plus de pression dans le sud… C’était ma chance, j’ai plongé au sud en visant le vent le plus fort. Il convient de noter que sur des bateaux planants, le plus important c’est la force du vent, pas sa direction. Pendant 48h il fallait avoir le cœur bien accroché, d’une part j’allais vite (!) mais surtout je faisais une route à 90° de la destination finale. Je savais que les fruits de l’option viendraient après 3 jours. Par bonheur l’option a été payante et je peux de nouveau jouer avec mes camarades des premiers jours."

"La route est encore très longue, rien n’est fait. Du moins dans le groupe du cinquième au onzième il peut se passer beaucoup de choses..."

La météo

Le mot d’ordre de cette traversée de l’Atlantique est : Alizé.

Les alizés (vent des zones intertropicales) ne sont pas des vents bien établis et réguliers, leurs forces et leurs directions changent régulièrement, il faut savoir gérer ! Il y a presque toujours un empannage au couché du soleil et un autre au levé. La raison ? Une énorme bascule (changement de direction de vent) entre le jour et la nuit. D’autres suivront entre temps, mais elles seront moins franches



Les messages du bord

Stéphane prend parfois le temps de nous envoyer des petits messages du bord sur son moral, la situation sur le plan d’eau et ses réactions vis-à-vis de ses concurrents proches.

Ci-contre une photo du Solent déchiré posé à l’avant du bateau. Stéphane à profité d’une période de calme pour monter au mat afin de l’affaler. Il nous raconte en quelques mots « Eh bien je dois avouer que je suis bien content que ce soit fini. C’est vraiment stressant de se retrouver seul en haut du mat en pleine mer !! »

Dernier message de Stéphane le 12 novembre : "Je viens encore d’empanner pour éviter un grain. C’est un peu une espèce de pot au noir géant, il faut slalomer… J’ai mis de l’opéra en musique de fond ca me détend. C’était énorme d’empanner dans la brise avec la Traviata dans le cockpit, ca crée un décalage ;-)"

Déjà une ETA (Estimation du Temps d’Arrivée) ?

Ça avance, et plutôt vite d’ailleurs, la course est déjà bien avancée ! Nous pouvons commencer à décompter les jours avant l’arrivée. Les premières estimations révèlent que le premier Class40 devrait arriver à Pointe-à-Pitre aux alentours du 19 novembre, Stéphane devrait donc franchir la ligne dans la journée du 19 ou du 20 novembre soit dans moins d’une semaine de course !

Source: www.stephanelediraison.com

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